homme

Hors d’un contexte plaisant ou familier, ce nom ne doit pas être employé à la place de mari, compagnon.

On ne dira donc pas :

 Élodie va au restaurant avec son homme

mais :

 Élodie va au restaurant avec son compagnon.


Homme (hume) se relève avec l’acception de « mari » dès 1050 environ.

Ja mais ledece n’avrai, quar ne pot estra,

Ne charnel hume n’avrai en tute terre

 

Jamais plus je n’aurai joie au cœur, car cela ne peut être ;

Jamais non plus je n’aurai d'époux charnel sur cette terre

La Vie de saint Alexis, v. 492-493.

Alors que femme, au sens d’« épouse », va s’imposer, il n’en sera pas de même pour homme, au sens d’« époux », qui restera cantonné au registre populaire. C’est ainsi que le Dictionnaire de l’Académie française signale, dans son édition de 1740, que homme « se dit aussi populairement, pour Mari ».

Sources :

  • Académie française, Dictionnaire de l’Académie françoise, 3e éd., 2 vol., Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1740.
  • Chrestomathie de l’ancien français (ixe-xve siècles), éd. Léopold Constans, 3e éd. soigneusement revue, New York, G. E. Stechert, 1934 (réimpr. de l’éd. de Paris, 1906).
  • Dictionnaire historique de la langue française, sous la dir. d’Alain Rey, éd. enrichie, 3 vol., Paris, Dictionnaires Le Robert, cop. 1998.
  • Girodet (Jean), Pièges et difficultés de la langue française [PDF], Paris, Bordas (coll. « Dictionnaire Bordas »), cop. 2007.
  • Trésor de la langue française informatisé [en ligne], v. 4, Analyse et traitement informatique de la langue française/CNRS/Université Nancy-II, 2002. [consulté le 12 octobre 2017].
  • Vie de saint Alexis (La), éd. Maurizio Perugi, Droz (coll. « Textes littéraires français »), 2000.