SUBORDONNANT

On appelle subordonnant le mot ou la locution qui marque la dépendance d’une proposition (subordonnée) par rapport à une autre proposition (principale ou subordonnée).

Les subordonnants comprennent les conjonctions et les locutions conjonctives de subordination (comme, quand, que, si, alors que, même si, pendant que…) ainsi que les pronoms et les déterminants relatifs (qui, que, quoi, dont, , lequel…).

Quand le soleil brille, je suis content.

Un homme, lequel homme est dangereux, s’est enfui dans la forêt.

Certaines propositions subordonnées n’ont pas de subordonnant, par exemple les infinitives et les participiales.

Remarques :

Plusieurs ouvrages incluent dans les subordonnants les interrogatifs et les exclamatifs indirects. Ceux-ci apparaissant déjà dans l’interrogation directe :

Combien coûte ce vase ? ⇒ Je me demande combien coûte ce vase,

il paraît abusif de les qualifier de subordonnants dans l’interrogation indirecte.

En revanche, le si qui introduit une subordonnée interrogative indirecte totale, absent de l’interrogative directe, est un subordonnant :

Appellera-t-il ? ⇒ Je me demande s’il appellera.

La nature de ce si pose un problème. Faut-il y voir une conjonction de subordination ou un adverbe interrogatif ? Delphine Denis et Anne Sancier-Chateau, dans leur Grammaire du français, optent pour la seconde solution parce qu’on ne peut le remplacer par que en cas de coordination :

 Je ne sais pas si Jean viendra et qu’il apportera quelque chose.

Dans les subordonnées de condition, au contraire, si — conjonction de subordination — peut être remplacé par que en cas de coordination :

 Si Jean vient et qu’il m’apporte quelque chose, je serai content.

D’un autre côté, le si d’interrogative indirecte ne peut introduire un infinitif, contrairement aux autres adverbes interrogatifs.

On ne peut dire :

 J’ignore si progresser

comme :

 J’ignore comment progresser.

Face à cette ambiguïté, le mieux est de qualifier ce si de subordonnant interrogatif sans plus de précision.

Sources :

  • Clément (Gaëtan), Izaute (Frédérique), Maisonneuve (Huguette), Pouliot (Karine), et al., Rubrique grammaticale [en ligne], Centre collégial de développement de matériel didactique (CCDMD), 2007 [consulté le 10 octobre 2017].
  • Denis (Delphine) et Sancier-Chateau (Anne), Grammaire du français, Paris, Librairie générale française (coll. « Les Usuels de poche »), cop. 1994.
  • Grevisse (Maurice) et Goosse (André), Le Bon Usage, 14e éd., Bruxelles/[Louvain-la-Neuve], De Boeck/Duculot, cop. 2007.
  • Laurent (Nicolas) et Delaunay (Bénédicte), La Grammaire pour tous, nouvelle éd., Paris, Hatier (coll. « Bescherelle »), cop. 2012.
  • Mercier-Leca (Florence), 35 Questions de grammaire française : exercices et corrigés, 2e éd., Paris, Armand Colin (coll. « Cursus. Lettres »), DL 2010.
  • [OQLF2002] [consulté le 11 octobre 2017].